01 avril 2011

Les frontstalags en France

    C'est durant mai et juin 1940, en moins de deux mois, que tombe aux mains de l'ennemi une grande partie de l'Armée française. Mais n'oublions pas les 120.000 français, tués lors de la "drôle de guerre" (03/09/1939 au 10/05/1940) ... et ceux qui suivront jusqu'à l'Armistice.

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Sources : Wikimedia Commons

    Des milliers d'hommes se retrouvent ainsi prisonniers de guerre de l'ennemi après avoir vainement combattu. La majorité de ces combattants de la campagne du printemps 40 est dirigée vers l'Allemagne après avoir fait des haltes dans des cantonnements provisoires ou des campements de fortune... La pauvre Armée française se traîne ainsi sur les routes de campement en campement dans des marches quotidiennes et interminables sous l'éclatant soleil de ce mois de juin 40 ; le ventre pratiquement vide, les hommes sont épuisés mais leur calvaire ne fait que commencer...

    Mais beaucoup de ces soldats, désormais prisonniers, n'ont pas vu un champ de bataille ; souvent réservistes, ils attendaient de partir au combat dans des casernes et se sont fait "cueillir" par l'occupant qui de jour en jour gagne du terrain. Leur séjour va se prolonger plusieurs mois, en France, dans des fronstalags.

Bundesarchiv Bild 101I-250-0939-04A, Beaune-la-Rolande, Gefangene im Lager, Baracken
Le camp de Beaune-la-Rolande
(Archives fédérales allemandes : http://www.bundesarchiv.de/
- photo Dieck, 1941) d'après Wikimedia Commons



    Les Allemands vont ouvrir ces "frontstalags" notamment dans des camps improvisés, des casernes, des citadelles etc., ou les P.G. détenus vont être immatriculés. Plus tard, ces frontstalags seront réservés aux P.G. des troupes coloniales restés en France ou renvoyés, à la demande de Vichy, pour leur épargner les rigueurs du climat hivernal d'outre-Rhin.
A lire : Les prisonniers de guerre indigènes

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