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30 avril 2012

Stalags IV sur Facebook

Stalags IV


Un groupe "Stalags IV" a été ouvert sur Facebook.

Les publications sont quotidiennes.

De nombreux étrangers - notamment Tchèques - ont rejoint le groupe et aident les membres dans leurs recherches.

Plus de 2000 photos et documents - souvent inédits -
sont en ligne... 







Rejoignez le groupe "STALAGS IV" et venez partager
les infos de plus de
 600 membres !

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Et pour satisfaire les autres demandes d'info sur les camps de P.G. (autres que du Wehrkreis IV) le groupe
Prisonniers de guerre dans les Stalags et Oflags
est ouvert à tous ...

17 février 2012

Départ en stalags

   Qu'ils aient été faits prisonniers sur les lieux de combats ou "cueillis" dans leur caserne, les soldats français (tous grades confondus) vont à un moment ou à un autre être transférés en Allemagne.

    L'Armée française est en déroute en mai et juin 1940. Elle n'a pas résisté bien longtemps ! Alors que les autres armées sont en grande partie motorisées, c'est à pied que le fantassin français va au combat...
La supériorité de l'Allemagne est aussi flagrante : deux fois plus de chars, dix fois plus d'avions et les nôtres datent...
   Et sur le front, les Allemands disposent de 150 divisions contre 90 pour notre Armée. La bataille est inégale !
   Les Allemands vont facilement capturer nos soldats, exténués et perdus et près de deux millions vont être faits prisonniers jusqu'au 25 juin 40 et même après (signé le 22 juin, l'armistice entre en vigueur trois jours plus tard).
Colonne de P.G. français

   Prisonniers, ils sont entassés dans des frontstalags surpeuplés ou conduits directement outre-Rhin.
Après des marches interminables c'est l'arrivée à la gare, l'entassement dans des wagons à bestiaux ou à marchandises et le départ pour une destination inconnue.
Puis, après un trajet de plusieurs jours, disposant de peu de nourriture et d'eau, ils arrivent épuisés dans des camps, les stalags.

10 février 2012

Coupures de presse étrangère

   Voici quelques coupures de presse du "The Prisoner of  War" (pages reprises du site web de Krista avec son aimable autorisation), un journal britannique dont des extraits concernent le IV C - traduits gracieusement par Maria que je remercie - et peuvent être utiles aux très nombreux lecteurs d'outre-Manche...
N.B. les P.G. français sont séparés des étrangers (sauf  des Belges) dans chaque camp.

.


 Hôpital de Bilin (colonne de gauche, avant dernier article) : se compose d'une grande maison en pierre et d'un groupement de bungalows. Il y a 20 patients Anglais. L'eau est rare dans cette zone et la logistique a été supprimée tous les soirs pendant l'été. Quelques régimes alimentaires (diètes) sont disponibles mais il y a une pénurie de médicaments et de pansements. Il est rapporté que les colis en provenance de la Croix-Rouge arrivent régulièrement. (visite d'octobre 1942) - (T.P.W. 04/1943)


(Articles de la colonne de gauche ...)
Camps de travail (Teplitz-Wistritz).
 - Il existent de nombreux prisonniers Chypriotes dans ce "Stalag" mais quelques camps de travail contiennent des prisonniers Britanniques, particulièrement dans le district de Komotau.



Camp de travail "Schwarz II". - 114 prisonniers Britanniques vivent dans ce qui était auparavant l'étable dans le couvent. L'école d'équitation a été construite au XVIII ème siècle. Deux poêles de fer servent à chauffer la pièce. Les hommes dorment dans des lits superposés à trois lits et disposent de deux couvertures chacun. L'approvisionnement en eau en provenance de la ville est très insuffisant et le camp ne dispose pas de douches. Les WC (toilettes) sont adéquates (satisfaisantes).

On peut jouer au "foot" pendant plusieurs heures par semaine. Il n'y a pas de salle de loisirs et des promenades seront organisées.

Il est espéré qu'une nouvelle caserne sera construite dans le jardin adjacent au camp afin de soulager les conditions de surpopulation.


Camp de travail Tschautsch III - Mannsmann : a la réputation d'être "un bon camp" où 66 prisonniers de guerre Britanniques vivent dans des casernes en bois à l'intérieur d'une grande arène sportive. Les casernes sont décrites comme étant bien chauffées et bien illuminées. Même s'il n'y a pas de douches, les installations pour se baigner semblent satisfaisantes. Le service de courrier (postal) est très lent et irrégulier.


Il y a 37 prisonniers de guerre au camp de travail Bruch II et 25 au Kommando 173  Komotau. A Bruch II, ils habitent dans une école moderne et le camp est réputé comme étant un des plus visités. Depuis que le Kommando 173 a été visité (en octobre 42), de nouvelles chaudières ont été installées dans la cuisine. Il y a à présent un médecin Britannique à Komotau, pour la plus grande satisfaction des prisonniers de guerre Britanniques. Les soins dentaires sont administrés par un dentiste civil ; tous les prisonniers ayant bénéficié de l'accès à ces soins (janvier 1943)." (T.P.W. 06/1943)



Un groupe de prisonniers du IV C (T.P.W. 09/1943)



Mineur satisfait (colonne gauche, 4ème §) : "Ça aurait pu être pire", selon un homme au Stalag IV C qui travaille dans une mine de charbon. "L'hébergement est confortable, la nourriture est bonne et en quantité satisfaisante, les compagnons de chambrée agréables, le travail n'est pas trop fatiguant et les collègues de travail sont intelligents". Il rajoute qu'il devient de plus en plus expérimenté comme cuisinier et qu'il trouve dans la grande variété des aliments fournis par la Croix-Rouge, plein "d'espace" pour sa créativité culinaire." (T.P.W. 04/1944)



Stalag IVC (photo footballeurs) : l'équipe de football joue dans un terrain de sports proche de ce Stalag situé à Wistritz, à mi-chemin entre Dresden et Prague.




Stalag IVC, Wistritz (articles de la colonne droite) : 

Le "Lager 22 A" près de Brüx, héberge 2.030 prisonniers de guerre. En fonction des représentations établies par le "Pouvoir Protecteur", des prisonniers de guerre du "Lager 27 B" ont été transférés dans ce camp. Ils vivent dans des cabanes hébergeant de 16 à 22 personnes. L'illumination électrique est satisfaisante. L'eau froide et l'eau chaude sont abondantes.

Les repas sont confectionnés par les prisonniers de guerre Britanniques dans leur propre cuisine. Les prisonniers ont le droit d'aller au cinéma et d'utiliser le terrain de sports. Il y a une infirmerie.

Les prisonniers doivent travailler pendant de longues heures excessives - départ du camp à 5h30 du matin et retour vers 18h30-19h00, travaillant pendant de très longues heures, avec deux départs à 5h30 du matin le dimanche, par mois.

C'est regrettable que suite à des attaques aériennes alliées dans le voisinage de ce secteur, que 36 prisonniers aient perdu la vie (leurs familles ont été informées). Le retrait du camp de ce secteur a été demandé.


Camp de travail Columbusschacht N° 51.

1.120 Prisonniers de guerre Britanniques sont installés dans ce camp et plusieurs améliorations ont été faites.
Une nouvelle infirmerie bien équipée a été ajoutée. La situation en termes d'habillement est maintenant satisfaisante et le nombre de chaussures est suffisant. Les conditions de travail ont été améliorées et les infrastructures sportives sont bien organisées.
Le camp de travail 28 B (suite page ci-dessous...) (T.P.W. 10/1944)



Stalag IV C (photo) : groupe de musiciens sous les arbres.


(suite article de la page précédente ...) Le camp de travail 28 B (haut de la colonne gauche) est sévèrement surpeuplé et l'espace est insuffisant pour des activités de recréation en extérieur. Les prisonniers sont obligés à creuser des abris anti-bombardement aérien dans leur temps libre. Ceci est aussi exigé aux civils allemands.
L' infirmerie est trop petite.




Le camp de travail Haïda est un petit camp de 24 prisonniers qui logent dans un vieux restaurant. Ils ont une chambre à coucher assez spacieuse et airée (ventilée). Ils disposent d'une salle de loisirs. Il n'y a pas de plaintes.


Les camps de travail de Hopfenbluete et Falkenhein-Schönlinde ont aussi été visités et les conditions jugées satisfaisantes. Dans le premier (Hopfenbluete), 42 prisonniers de guerre travaillent dans une usine de textiles et dans le deuxième (Falkenhein-Schönlinde), 51 prisonniers de guerre travaillent pour un sous-traitant, posant des conduites (pipe-line). (Visité en juin 1944) (T.P.W. 10/1944)



Pas de temps pour les distractions (2ème article, colonne de droite) :Stalag IV C, 17/06/1944 


"Un camp de travail est complètement différent d'un grand camp de base. Des distractions sont proposées et le camp est propre. Nous n'avons rien à dire sur la façon dont c'est géré mais notre temps de travail va de 6h00 à 18h00 - ce qui exclut les temps de marche (les temps de déplacement à pied) ; c'est un travail dur fait à la pelle. Comme vous pouvez le constater, nous n'avons pas le temps ni l'envie pour nous distraire. C'est le travail, manger et au lit !

Nous avons droit à deux jours de repos par mois et profitons de ceux-ci pour avoir une douche, faire nos lessives et écrire des lettres.

Je suis bien habitué à tout ceci maintenant et je ne me fatigue pas facilement. Au fait, je suis en forme, en bonne condition et je ne me plains pas." (T.P.W. 10/1944)


L'Américain qui faisait mouche (colonne centrale, 2ème article)


Stalag IV C, 15/06/1944 

"Nous avons eu la visite d'un Américain il y a quelques temps que nous a fait une impressionnante démonstration, pour notre plus grand plaisir. Il faisait "mouche" tout le temps lors du championnat de jeu de fléchettes. Ses fléchettes atterrissaient tout le temps à l'intérieur du double anneau (il faisait mouche tout le temps). Il a atteint les 2.000 points en moins d'une demi-heure et nous avons tous eux nos "fesses bottées". (T.P.W. 10/1944)



Léon BELMONTE

Né en 1915, Léon BELMONTE (Mle 7329) - qui apparaît sur au moins deux photos de ce blog (cf. diaporama) - est militaire au 12ème Régiment de Zouaves lorsqu'il est capturé le 14 juin 1940 à Le Buisson (Marne).



Il est ensuite transféré au Frontstalag 193 de Ste Ménehould (17/06 au 09/09/40) puis séjourne à Hoyerswerda (IV A), Seidowitz (Židovice)
et Skirschina (Skršín), avant d'arriver à Teplitz (Teplice)le 16 janvier 1942.

Le sergent BELMONTE est cité à l'ordre de sa Division le 13 novembre 1943 et reçoit la Croix de Guerre pour ses actions de renseignements des 13 et 14 juin 1940 à l'intérieur des lignes ennemies.

Libéré par les Russes le 06 juin 1945 il prend l'avion le 09 juin et arrive en début d'après-midi au Bourget.

Considéré comme décédé par l'Armée sa femme ne l'attendait plus ...
Jamais il n'a parlé à ses proches de cette période !

Remerciements à Emmanuel R., son petit-fils, pour ce témoignage et les documents.
Les photos et documents publiés sont sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0 FR

01 décembre 2010

Organigramme du camp en 1943

Un document établi lors d'une visite (sans autre précision : CICR ?) le 09 octobre 1943  nous précise l'organigramme du Stalag IV C à cette date :

I - Personnalités allemandes :
  • commandant du camp : colonel LORENZ
  • adjoint : major JAEKEL
  • abwehr : capitaine JAEKEL
  • betreuung : sonderführer ZIERVOGEL
II - Effectif  : 

21 - Environ 20.000 PG (le 15 juillet 1944 l'effectif est de 14.545 hommes) au total dont :
  • 16.500 français
  • 4.500 étrangers
22 - Effectif du camp central (à Wistritz) : 
  • français : 150
  • étrangers : 40

III - Camp central :
  • homme de confiance : André LEFÈVRE, sergent, matricule 12100, Paris 16 ;
  • adjoint : Élie-Jean PASCAUD, 2ème classe, mle 34288, Paris 4 ; 
  • secrétaires : Marcel GLAIZE, brigadier, mle 27900, Clermont-Ferrand et André LAGRANGE, mle 11288, Mont-Saint-Aignan ;
  • chef de camp : Jean GOZE, mle 5964, faculté de médecine, Lyon ;
  • interprète : Jean BONNARD, mle 54563, Orléans ;
  • Croix-Rouge "vivres" et "vêtements" : Jean LE HARS, mle 1239, Scaër ;
  • université : René MARTIN, mle 8659, maître des requêtes au Conseil d'État, Paris
  • orchestre : en suspens ;
  • théâtre : en suspens ;
  • sports : en suspens ;
  • journal : Charles VERGEREAU, mle 49056, Légé ;
  • œuvre d'assistance : Caisse de secours mutuels du Stalag IV C ;
  • aumônier catholique (depuis fin 1942) : Charles LANCARO, mle 54557, St Jean-le-Vieux ;
  • aumônier protestant : néant
IV - Districts et hommes de  confiance :
  • Aussig : Raymond LEPERT, mle 3236, Paris 15 ;
  • Bilin : André PUGINIER, mle 50049, Castenault-de-Monmirail ;
  • Bohm-Leipa : Raymond HERAIL, mle 69078 ;
  • Brüx-Hydrierwerk : Georges ONDEL, mle 1746, Courbevoie ;
  • Komotau : Guy DEGUILHEN, mle 52215, St Yrieix ;
  • Niedergeorgenthal : Henri COSTE, mle 57268, Montreuil-sur-Mer ;
  • Oberleutensdorf : ... BOULOUK-BACHI, mle 52268, Paris 15 ;
  • Reichenberg : Gérard GUÉRAND, mle 34462, Arras ;
  • Teplitz : Robert LESTABLE, mle 54355, Paris .. ;
  • Tetschen : Henri LE LAY, mle 3597, Le Lude.
Sources : dossier Stalag IV C (Archives Nationales)

20 février 2009

Du stalag IV A au stalag IV C


Transfert de stalag :
du IV A d'Elsterhorst au IV C de Hertine
   Le 14 janvier 1941, après deux mois passés au stalag IV A d' Elsterhorst, Joseph Pinçon quitte, avec plusieurs centaines de camarades, la région de Hoyeswerda pour rejoindre la Bohême. Leur destination est le camp de Hertine (Rtyne nad Bilinou) et plus spécialement le kommando 88 du stalag IV C. Mon père restera basé à cet endroit jusqu'au 13 mars 1942.

Destination Teplitz
   Le 13 mars 1942, à 09h00, mon père et quelques camarades sont transférés par autocar sur le camp de Teplitz-Schönaü (Teplice) où ils arrivent au kommando situé 2 Werkstrasse à 09h20.

Le dernier kommando ...
  Le 19 octobre 1943, après trente minutes de voyage, Joseph Pinçon est acheminé au kommando T 69 de Teplitz II au 24, Hansastrasse. Le 08 mai 1945 est encore loin...

sources : documents personnels, Google maps et le site www.soalitomerice.cz  pour la traduction des lieux

Lien direct suite au commentaire de Jan Valenta (ci-dessous) :

www.abchistory.cz/mapy/stary-most/

16 février 2009

Plan du stalag IV C à Wistritz

Vue générale
d'après "mémoire d'un PG" (20 novembre 1943)


   En août 1942, un document dactylographié de l'homme de confiance principal, André LEFÈVRE, précise que le chef de camp est DANTANT et les chefs de chambres sont René LEVÊQUE pour le 1er étage et Jean CHATAIN pour le 2ème étage (le nom de CHATAIN est rayé sur le document et remplacé - de manière manuscrite - par FROGER).


Source : Nathalie et André C.

04 décembre 2008

Liste et carte des Stalag et Oflag

   Les prisonniers de guerre sont tous rattachés à des camps répartis sur les circonscriptions militaires du Reich : les Wehrkreise.
   Sur le territoire allemand de l'époque les numéros d'ordre vont du Wehrkreis I au Wehrkreis XIII. Les Wehrkreise  XVII et XVIII se trouvent en Autriche et les XX et XXI en Pologne.
  
   Ci-dessous, la liste des Stalag et Oflag, telle que découverte dans le dossier de l' homme de confiance principal du IV C. Sur ce document, non daté, ne figurent pas tous les camps puisque certains étaient fermés ou avaient cessé d'héberger des P.G. français.

   Une liste plus complète des camps est visible sur ce site : Moosburg


   La carte Google Maps permet de les situer au plus près
Attention : l'index représente la ville où était implantée la Kommandantur du Stalag alors que les prisonniers, en grande majorité, étaient répartis dans des centaines de Kommando dépendant du camp principal.


Afficher Les principaux camps de P.G. (guerre 39-45) sur une carte plus grande

I - Königsberg
  • Stalag I A : Stablack ü/ Preussisch Eylau
  • Stalag I B : Hohenstein 
  • Stalag I C : Heydelkurg
II - Stettin
  • Stalag II A : Neubrandenburg (Mecklenburg)
  • Stalag II B : Hammerstein (Kr. Schlochau)
  • Stalag II C : Greifswald
  • Stalag II D : Stargard
  • Stalag II E : Schwerin (Mecklenburg)
  • Stalag II F : Hammerstein (Kr. Schlochau)
  • Stalag II G : Rederitz ü/ Jastrow
  • Oflag  II A : Prenzlau
  • Oflag  II B : Arnswalde
  • Oflag  II C : Woldenburg
  • Oflag  II D : Gross Born Lager Westferlenhof
  • Oflag  II E : Neubrandenburg (Mecklenburg)
III - Berlin
  • Stalag III A : Luckenwalde
  • Stalag III B : Fürstenberg (Oder)
  • Stalag III C : Alt Drewitz ü/Küstrin
  • Stalag III D : Berlin SW 61
  • Stalag III E : Kirchhain (Niederlausitz)
  • Oflag   II A : Luckenwalde
  • Oflag   II C : Lübben 
IV - Dresden
  • Stalag IV A : Hohnstein ü/ Bad Schandau
  • Stalag IV B : Mühlberg / Elbe
  • Stalag IV C : Wistritz bei Teplitz-Schönau
  • Stalag IV D : Torgau
  • Stalag IV E : Altenburg (Thüringen)
  • Stalag IV F : Hartmanndorf  bei Kemnitz
  • Stalag IV G : Oschatz
  • Stalag IV H : Truppenübungsplatz Zeithain ü/ Riesa
  • Oflag  IV B : Königstein (kr. Pirna)
  • Oflag  IV C : Colditz
  • Oflag  IV D : Elsterhost ü/ Hoyerswerda
  • Oflag  IV E : Annaburg (kr. Torgau)
V - Stuttgart 
  • Stalag V A : Ludwigsburg
  • Stalag V B : Villingen (Schwarzwald)
  • Stalag V C : Malschbach Post Baden Baden (nom rayé et remplacé par)  : Offenburg Baden
  • Stalag V D : Strasburg (camp polonais)
  • Stalag V E : Mühlhausen 
  • Oflag  V A : Weinsberg
  • Oflag  V B : Biberach (Riss)
  • Oflag  V C : Wurzach
  • Oflag  V D : Offenburg (Baden)
VI - Münster
  • Stalag VI A : Hemer (Kr. Iserlohn)
  • Stalag VI B : Neu-Versen Post Meppen
  • Stalag VI C : Bathorn P/ Hoogstede ü/ Neuenhaus (Grafschaft Benthein)
  • Stalag VI D : Dortmund Westfalenhalle
  • Stalag VI F : Bocholt
  • Stalag VI G : Duisdorf (Kr. Bonn) Leitung der Postsendungen auf Bonn
  • Stalag VI H : Arnoldsweiler ü/ Düren
  • Stalag VI J : SA Lager Fichtenhain Post Krefeld
  • Stalag VI K : Forellkrug ü/ Paderborn
  • Oflag  VI A : Soest
  • Oflag  VI B : Dössel ü/ Paderborn
  • Oflag  IV C : Eversheide Post Osnabrück Eversburg
  • Oflag  VI D : Münster 
  • Oflag  VI E : Dorsten
VII - München
  • Stalag VII A : Moosburg (Oberbayern)
  • Stalag VII B : Memmingen
  • Oflag  VII A : Murnau
  • Oflag  VII B : Eichstätt
  • Oflag  VII C : Laufen
  • Oflag  VII D : Tittmoning i.d. alten Burg
  • Oflag  VII E : Hohenfels
VIII - Breslau
  • Stalag VIII A : Görlitz
  • Stalag VIII B : Lamsdorf 
  • Stalag VIII C : Sagan
  • Stalag VIII D : Teschen 
  • Stalag VIII E : Neuhammer 
  • Stalag VIII F : Lamsdorf 
  • Oflag  VIII A : Kreuzberg
  • Oflag  VIII B : Silberberg
  • Oflag  VIII C : Juliusburg
  • Oflag  VIII E : Johannisbrunn ü/ Troppau
  • Oflag  VIII F : Wahlstatt ü/ Liegnitz
  • Oflag  VIII G : Weidenau
  • Oflag VIII H/H :  Oberlangendorf P/ Unterlangendorf ü/ Mähr. Neustadt
  • Oflag VIII H/Z : Eulenburg ü/ Mähr. Neustadt
IX - Kassel
  • Stalag IX A : Ziegenhain
  • Stalag IX B : Wegscheide b/ Bad Orb.
  • Stalag IX C : Bad Sulza 
  • Oflag IX A/H : Spangenberg
  • Oflag IX A/H : Rotenburg (Fulda)
X - Hamburg 
  • Stalag X A : Schleswig
  • Stalag X B : Sanbostel Post Bremerwörde
  • Stalag X C : Nienburg (Weser)
  • Stalag X D : Wietzendorf ü/ Soltau 
  • Oflag  X A : Sandbostel Post Bremervörde
  • Oflag  X B : Nienburg (Weser)
  • Oflag  X C : Lübeck (artillerie kaserne)
  • Oflag  X D : Hamburg Fischbeck 
XI - Hannover 
  • Stalag XI A : Altengrabow (Bez. Magdeburg)
  • Stalag XI B : Fallingbostel
  • Stalag XI C : Truppenübungsplatz Bergen (Kr. Celle) Lag. Belsen
  • Stalag XI D : Oerbke ü/ Welsroda
XII - Wiesbaden
  • Stalag XII A : Limburg (Lahn)
  • Stalag XII B : Frankenthal (Pfalz)
  • Stalag XII C : Wiebelsheim ü/ Oberwesel Rhein
  • Stalag XII D : Trier Petriberg
  • Stalag XII E : Metz
  • Stalag XII F : Bliesmengen - Bolchen  (über Sarrebrücken) - Forbach
  • Oflag  XII A : Hadamar
  • Oflag  XII B : Mainz (zitadelle)
XIII - Nürnberg
  • Stalag XIII A : Sulzbach - Rosenberg
  • Stalag XIII B : Weiden (Oberpfalz)
  • Stalag XIII C : Hammelburg
  • Stalag XIII D : Nürnberg - Langwasser (nom manuscrit ajouté)
  • Oflag  XIII A et B : Nürnberg
  • Oflag  XIII C : Hammelburg
- Il n'existe pas de Wehrkreis XIV, XV ou XVI -

XVII - Wien
  • Stalag XVII A : Kaisersteinbruch
  • Stalag XVII B : Krems Gneixendorf Lager
  • Stalag XVII D : Pupping ü/ Wels 2
  • Oflag  XVII A : Edelbach P/ Göpfritz
XVIII - Salzburg
  • Stalag XVIII A : Wolfsberg (Kärten)
  • Stalag XVIII B : Spithal (Drau)
  • Stalag XVIII C : Markt Pongau
  • Oflag  XVIII A : Lienz (Drau)
- Le n° XIX est réservé au 19ème Corps d'Armée -

XX - Danzig
  • Stalag XX A et C : Thorn
  • Stalag XX B : Marienburg
XXI - Posen
  • Stalag XXI A : Schildberg (Wartheland)
  • Stalag XXI B : Thure ü/ Altburgund (Wartheland)
  • Stalag XXI C : Wollstein
  • Stalag XXI D : Posen
  • Stalag XXI E : Grätz (Wartheland)
  • Oflag  XXI A : Schokken kr. Wongrowitz
  • Oflag  XXI B : Altburgund
Mise à jour : 05/01/2020

03 décembre 2008

Un dossier exceptionnel : les hommes de confiance du stalag IV C


   Le 07 novembre 2007, un internaute (Ch. L. de St Michel-sur-Orge - 91) m' informe par mail qu'il a découvert un dossier d'archives du Stalag IV C dans... une poubelle et qu'il cherche à qui le confier. Vivement intéressé, pour au moins le consulter, je réponds à sa demande.

   
Cinq jours plus tard, une volumineuse enveloppe me parvient. Il s'agit principalement de correspondances, fiches, nominations, des hommes de confiance du Stalag IV C de Wistritz mais aussi de listes des P.G. faisant partie des groupes "sport, théâtre, enseignement, solidarité" avec leurs matricules et adresses civiles.


   Ce document permet de comprendre que les Stalags étaient divisés en plusieurs districts, eux-mêmes regroupant des dizaines de Kommando (82.000 dénombrés pour l'ensemble des Stalag et près de 800 pour le IV C), et que tous ces groupes avaient leurs hommes de confiance.


Article du Petit-Bleu (hebdo du Pays de Dinan) 22 novembre 2007


   Une fois exploité, le dossier a été transmis aux Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois 75141 Paris cedex 03 où il est consultable à la section XXe siècle, sous série 72 AJ consacrée à la Seconde Guerre mondiale aux côtés d'autres archives sur les Oflag et les Stalag.

Les stalags IV

Les Stalag IV

   Les Stalag IV, au nombre de huit - six pendant la grande majorité de la captivité -, sont répartis dans la région de Dresde, ville ou est établi le Wehrkreis qui "gère" également les Oflag IV B de Konigstein, IV C de Colditz et IV D d'Elsterhorst.
  

Carte des Stalag et Oflag du Wehrkreis IV
(erreur sur cette carte : Schönlinde n'est pas près de Plauen, mais au nord de Böhmisch Leipa)

   Chaque Stalag est partagé en districts, ou compagnies, et dans chaque district se trouvent des Kommando de travail.

Les emplacements décrits ci-dessous concernent uniquement les Kommandantur de chaque camp.

Le terrain d'aviation de Nardt, aujourd'hui
(copie carte Google Maps)

  1 - Le Stalag IV A est tout d'abord installé à Elsterhorst (il jouxte l'Oflag IV D jusqu'au 1er février 1941) dans la région de Hoyerswerda. C'est une plaine sablonneuse aux confins de la Saxe et de la Silésie. C'est par ce camp que mon père débute son parcours (07/11/1940 au 13/01/1941).

Aujourd'hui, c'est un terrain d'aviation qui se trouve à la place du camp.


   C'est durant le premier trimestre 1941 que les services du IV A sont transférés à Hohnstein, en Saxe, dans le vieux château - une ancienne forteresse qui domine la cité - et ses dépendances. Plus de 14 000 P.G. dépendent de ce camp en octobre 1943 et ils sont encore 10 747 le 15 juillet 1944.
  On note dans ce Stalag l'arrivée des premiers P.G. américains en octobre 1944 et le départ d'un train de 1 600 P.G. pour la Suisse en novembre 1944.
   Le père LEBLOND, premier homme de confiance, est remplacé en 1942 par Pierre HUBY, (26 776/IV A), prêtre également.
   Le journal du camp est "Le Moineau".

   2 - Le Stalag IV B regroupe 1020 prisonniers français en octobre 1943 et se trouve à 3 km de la petite ville de Mühlberg. Mais en juin 1940, plus de 23 000 Français y étaient entassés (et 68 000, toutes nationalités confondues en décembre 1940) !
   Ce camp a surtout servi de camp de rapatriement mais également de transit.
   En septembre 1944, le site subit un bombardement.
L'entrée sur le site de l'ancien IV B en août 2014 (cliché L.P.-D.)

  En octobre 1944, 20 000 P.G. de toutes nationalités (Américains, Canadiens, Anglais, Russes, Serbes, Polonais, Hindous, Hollandais, Italiens, Grecs, etc.) y sont entassés et en novembre le camp "reçoit" des femmes révoltées de Varsovie.
   Notons que quatre officiers, médecins affectés au service médical du camp, sont relevés de leur fonction en juillet 1943, parce qu' Israélites, et dirigés vers une destination inconnue...
   Quant au cimetière, il comprend 400 tombes de P.G. !
  L'adjudant-chef Armand LAMOTHE (40 730/Oflag IV D) assure les responsabilités d'homme de confiance durant tout le fonctionnement du camp.
    Le journal du camp a été baptisé "Chanteclair".

   3 - Le Stalag IV C est installé au centre de la ville de Wistritz (Bystřice), près de Teplitz (Teplice) dans une ancienne fabrique de porcelaine. Il comptait 23 537 captifs en juin 1943 mais "seulement" 14 833, selon le C.I.C.R., quatre mois plus tard (*). Mon père passera plus de quatre ans dans quatre Kommando ! 
  
Le Q.G. du IV C se trouvait à cet endroit, près de Teplice
(copie carte Google Maps)
Le journal a reçu le nom de "Reflets".
    (Ce blog est entièrement consacré à ce Stalag).   


   4 - Le Stalag IV D a été installé à une vingtaine de kilomètres de Leipzig, dans la petite ville de Torgau avec environ 18 000 P.G. (13 853 début 1945) dont environ 300 au camp même (175 logés dans une ancienne fabrique de carton).

Le journal du IV D (col. privée)

   Les hommes de confiance successifs sont les adjudants LOZIER (jusqu'en décembre 1942) et Pierre TRASSARD (45 157/IV B).



 Le journal du camp a été nommé
"L' Écho du IV D"









5 - Le Stalag IV E est situé à Altenburg (Thür). Il est dissous le 1er juin 1942.

Vestiges du IV E (cliché ? web)




Le bâtiment du Q.G. du IV F il y a quelques années
(© David Webb) 

    6 - Le Stalag IV F a été installé à Hartmannsdorf, près de Chemnitz, une ville industrielle de Saxe qui compte 3 600 habitants. Il est placé en plein centre-ville dans les bâtiments d'une ancienne fabrique (blanchisserie) .

   Ce camp "perd" 4 000 P.G. entre juin (16 659) et octobre 1943 (12 458).



L'ancienne blanchisserie en 2014
(cliché L.P.-D.)
   


En décembre 1944 les P.G. sont de toutes nationalités. On dénombre également des femmes polonaises.
   Yves DEIBER sera le  premier homme de confiance ; l'adjudant COTIN et le sergent Léon-René MONTEIL (30 618/IV B)  lui succéderont.
   Le journal a reçu comme nom "Camp Quand".

   7 - Le Stalag IV G se trouve au centre d'Oschatz, une ville de la vallée de l'Elbe, à 10 km de Leipzig  avec jusqu'à plus de 16 000 personnes captives (11 300 en juillet 1944). L'un des bâtiments abritait auparavant une filature.
   En février 1941 il devient un Stalag indépendant, détaché du IV B auquel il se rattachait auparavant.
   En octobre 1943, les hommes du kommando 480 sont obligés de rendre pulls-over et souliers touchés par la Croix-Rouge...
Le bâtiment de l'Etat-major du IV G
en 2003 (copie Wikipedia - auteur ?)
   128 P.G. français y sont tués lors d'un bombardement le 25 mai 1944.

   En novembre 1944 les P.G. se plaignent de la discipline (sorties supprimées) et des conditions de travail.
  Les hommes de confiance connus sont : le sergent MONNOT, l'adjudant-chef GRIMAUD, le sergent (adjudant-chef en 1944) Jean MARMINIA, (66 794/IV B).
   Le journal du camp est "Servir".

  






8 - Le IV H est installé à Truppenübungsplatz Zeithain (Riésa).


Sources : La Captivité de Yves Durand, F.N.C.P.G.-C.A.T.M., 1982 ; Dossier stalag IV C et Rapports C.I.C.R. : Archives Nationales -

(*) la visite du C.I.C.R. du 09 octobre 1943 rapportée par l'homme de confiance principal, André LEFEUVRE, donne des chiffres différents : 16 500 Français et 4 500 étrangers (documents personnels).


Page modifiée le 26/02/2016