07 mai 2013

Marcel VACHERON

Le "trajet" vers le stalag IVA
 
   Au cours de la guerre certains P.G. ont été libérés - ce fut le cas de "ceux de la relève" (un prochain message en parlera) - pour des raisons notamment familiales.
   
   Marcel VACHERON a été de ceux là ...

   Aîné d'une famille de cinq enfants, il est libéré comme soutien de famille en juin 1941 à la suite du décès de ses parents.
La lettre signalant sa capture

   Le 13 juin 1941 il écrit dans son agenda : "Nous quittons Welbet (en réalité Welboth - Velvety aujourd'hui - Kommando de Hertine) à six pour le stalag" et poursuit "le 14 juin, nous quittons le stalag à douze pour embarquer à Teplitz et nous quittons la gare à 14h30".

   Dans ce même agenda il notait déjà :
- 19 janvier 1941 (dimanche) : repos au cantonnement, il neige toute la journée ;
- 20 janvier : travail à la butte, il neige toute la journée ;
- 21 janvier : travail à la butte ;
- 22  janvier : travail à la ferraille ; Claude ... et MAZY nous quittent pour un autre détachement ;
- 24 janvier : travail à la ferraille ;
- 25 janvier : travail à la terrasse ;
etc.
- 1er février : on déménage de la fabrique pour s'installer aux baraques en planches ;
etc.
- 06 février : travail au sable ;
- 07 février : travail aux wagons ;
- 14 février : on nous annonce la suppression des draps ;
- 15 février : on touche 27 biscuits de guerre et 11 dattes ;
  etc.
- 26 février : je trouve Petit Gérard à la filature ;
L'agenda de 1941
  etc.
- 27 avril : on touche la première paye de la filature : 19 marks 70 ;
etc.
- 07 mai : on apprend que trois de nos camarades se sont évadés ;
- 09 mai : 400 prisonniers Serbes arrivent au camp ;
etc.
- 19 mai : mon copain FURCY part pour une ferme.

   Les camarades de Marcel notés dans ce carnet sont :
La dernière quittance de paie de Marcel 
Antoine FURCY de Roanne (42) ; François MAZY de Villiers-le-Sec ;
Jean DHENIN de Paris VI ; Noël GRANDGUILLAUME de Ste Anne (88) ; Roger AUDOUS de Cournonsec (34) ; Henri BARGE de Molles (03)




Remerciements à Jean-Pierre pour les documents fournis.


Les photos et documents publiés sont sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0 FR


06 avril 2013

Fin de la guerre dans les Sudètes ...

ATTENTION : images dures, scènes violentes !!!


Avant de visionner, veuillez désactiver la "playlist Deezer"

sur le bandeau droit du blog. 



Film authentique de l'armée américaine enregistré le 08 mai 1945 dans la région des Sudètes. Les troupes allemandes captives défilent sous la garde des soldats tchèques. 
Film repris par la télévision tchèque, diffusé sur Youtube. Musique "sonate n° 2 en sol dièse mineur ..." de Michel Block.

04 avril 2013

Carte des lieux pendant la guerre et aujourd'hui



   Carte avec noms de villes pendant la guerre et aujourd'hui

   Veuillez cliquer sur le lien (ci-dessus), pas sur la carte... et ainsi, en "zoomant", vous obtenez les deux noms !  (un léger décalage peut, néanmoins, exister).


Avec le concours de Nataliya

31 mars 2013

Libération de Teplitz


Photo de Francis JARDIN (un P.G. français ?...)

    Pour suivre les évènements passés et l'histoire de la région de Teplice, à quelques kilomètres de Wistritz siège du stalag IV C, suivez ce lien :
TeplitzSchonau sur facebook

    Les photos, anciennes notamment, sont nombreuses et voici celle publiée concernant la libération de la ville le 08 mai 1945, à 08h30 par les troupes russes.

   
(collection personnelle)
    Ci-contre, ce qu'écrit mon père dans son carnet sur cette journée tant attendue :
"" 8 mai 1945, réveil 3h, départ pour la France à pied.
A 8h, chassés par les S.S.
12h30, passage à Brüx et bombardement par les Russes,
mort de 19 camarades du kommando Moulin (?) de Teplitz.
Libérés par les Russes, que des jeunes filles, à 20h à ...

Le 9, à ...., un régiment de Mongols nous dépasse, de vraies brutes, tous ivres"".

   Les troupes russes et américaines avaient fait la jonction quelques jours plus tôt, fin avril 1945, près de Torgau (photo ci-dessous).

Sources : http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/
   Déjà, depuis le bombardement de Dresde (Wehrkreis IV) dans la nuit du 13 au 14 février 1945 qui fit, selon certaines sources, près de 250.000 victimes (pour 1 million d'habitants et de réfugiés confondus), les P.G. du IV C attendent leur délivrance (la libération des stalags s'est échelonnée en fonction des événements).

    La ville de Brüx, située à moins de 30 km de Wistritz, et son usine d'essence synthétique est aussi régulièrement bombardée (voir dossier Charlemagne Midavaine). 

    Dès les premiers jours de mai, les P.G. de Teplitz et alentours ont connaissance de l'avancée des Alliés et du recul de l'armée allemande car des convois importants de réfugiés civils traversent la région et le bruit des canons et des bombes se rapproche chaque jour...

    Finies les parades dans les villes et la liesse des Allemands des Sudètes !..
Octobre 1938 à Aussig (sources : Bundesarchiv)
Quelque part dans les Sudètes en octobre 38
(sources : Bundesarchiv)

   Comme la population française cinq ans plus tôt, les Allemands des Sudètes, de Saxe ou de la Bavière proches connaissent à leur tour l'exode... après d'autres Länder.

   Le 07 mai les Américains sont signalés à Komotau et, en soirée, les premiers obus tombent sur Teplitz, Wistritz et leur région. Les ordres sont donnés dans chaque kommando car la Libération est proche !
   Immédiatement les prisonniers s'affairent à récupérer leur maigre bien et se préparent à passer leur dernière nuit de captif. Mais, tous ne rentrerons pas ...

   Le 08 mai, à 03h00, c'est le réveil et presque immédiatement le départ pour mon père et ses camarades de Teplitz. Tous doivent rejoindre, à pied, les lignes américaines les plus proches (à plus de 100 km !). Au fur et à mesure du trajet, la colonne des nouveaux "hommes libres" (les posten ont vite fuit...) s'étoffe par l'arrivée de dizaines de kommandos.
Ils marchent à la queue leu leu en direction de Brüx et la colonne s'étire sur plusieurs kilomètres.
   A 12h30, alors qu'ils viennent de pénétrer dans Brüx, l'aviation russe bombarde la ville faisant des dizaines de victimes (anciens P.G., soldats allemands, civils).
   Moins d'une heure plus tard, une bataille entre chars russes et allemands se déroulent sous leurs yeux et tourne à l'avantage de l'Armée Rouge.

   A 23h01, l'Allemagne a capitulé ! La guerre est finie !

   Les P.G. du IV C ont donc été parmi les derniers délivrés ... mais ils ne sont pas encore rentrés en France !

   A suivre ... "Le retour"

Sources : photos, mention sous chaque cliché ; textes, archives familiales, carnet de captivité de Charlemagne Midavaine et wikipedia. 

18 mars 2013

Louis LACOUR


   Mon père, Louis LACOUR (21/03/1913-02/05/1989), est fait prisonnier au massif du Donon le 20 juin 1940. Il est détenu dans un camp de transit à Sarre-Union jusque vers septembre-octobre 1940 (mes souvenirs d'enfance des rares récits de mon père sont imprécis sur ce point). Les prisonniers ont parcouru à pied une partie du trajet de leur lieu de captivité à Sarre-Union.


La plaque du K.G. Louis Lacour
   Mon père est expédié à Mülhberg (Brandebourg) par le train (wagons à bestiaux, mais wagons de voyageurs lors de la traversée de vallée de l'Elbe). Il est immatriculé au Stalag IVB sous le matricule 55557. Il est ensuite affecté et expédié au Stalag IVC à Brüx dans les Sudètes où les Allemands construisent une usine d'essence synthétique (procédé Fisher-Tropsch).
Il y reste jusqu'au 8 mai 1945.

   Le 8 mai 1945, c'est la débandade allemande. Les prisonniers sont laissés à eux-mêmes. La situation est terrible en raison d'un bombardement aérien russe qui fera de nombreuses victimes parmi les prisonniers français (mon père parlait d'un proche camarade tué en étant hospitalisé).
Louis Lacour (2ème rang, 4ème en partant de la gauche)
et d'autres camarades le dimanche 31 octobre 1943
Mon père et un camarade (je ne me souviens pas de son nom) décident de quitter le camp pour rejoindre les Américains et fuir les Soviétiques. Ils parcourent à pied la vallée de l'Eger (Ohre) jusqu'à Karlsbad (Karlovy Vary). Ils transportent leur maigre bagage au moyen d'une brouette. Quelques allemands des Sudètes leur ont offert à manger et à dormir. Mon père rappelait le changement d'attitude des ces allemands à l'égard des prisonniers.

Louis Lacour (1er à gauche au 3ème rang)
le 1er janvier 1945

   Vers Karlsbad, mon père et son camarade empruntent un train de fortune qui transporte des prisonniers vers l'Allemagne. Le train est escorté et protégé par des soldats américains en raison des desperados SS qui sévissent le long de la ligne. Les prisonniers réparent les voies (pose de rails et de traverses). Un pont détruit stoppe le voyage en train. Ils continuent dans des camions de l'armée américaine jusqu'à Gera (Thuringe). Les Américains transfèrent les prisonniers français vers Paris par avion (Dakota). Mon père arrive à Paris-Le Bourget vers le milieu de juin 1945, et est démobilisé. 

Obsèques des P.G. victimes du
bombardement du 12 mai 1944 à Brüx
   Quelques souvenirs de récits supplémentaires :
A partir de la fin de 1943 ou du début de 1944 le camp a subi de fréquents bombardements la nuit (britanniques) et le jour (américains) pour détruire l'usine d'essence synthétique.
Ces bombardements ont fait des dizaines de victimes parmi les prisonniers français. Les prisonniers employés à la construction et à l'extension de l'usine ont effectué de nombreux sabotages pour entraver sa construction et son extension (par exemple, canalisations obstruées, détruites ou interrompues, sable dans les boîtes à graisse des wagons de marchandise, casse lors du déchargement de wagons de marchandise) avec une grande habileté pour ne jamais éveiller les soupçons des Allemands et éviter les représailles.

Texte et documents : Jean-Louis Lacour, que je remercie. 

D'autres photos sont consultables dans le diaporama
"Stalag IV C"

Des documents de la collection de Jean-Louis seront insérés ultérieurement dans des messages particuliers (La foi, bombardements etc.)

Toutes les photos publiées sont sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0 FR

18 février 2013

Recherche de sépultures

(collection Nataliya Panfilova)

   Une correspondante du groupe "Stalags IV" de Facebook (également membre de ce blog) effectue des recherches sur le lieu de sépulture de son grand oncle, SCHKOLJNYI Stepan (en russe : Школьный Степан).

   Stepan est né en 1912 dans la région de Voroshilovgrad (aujourd'hui Luhansk, en Ukraine) et a été enrôlé dans l'Armée Rouge en juillet 1941. Un mois plus tard il est capturé à Nevel (en russe, Невель) et envoyé au stalag IV B près de Mühlberg. Le 27 septembre 1943 il est transféré au IV C, à Seestadt (aujourd'hui Ervenice) près de Brüx où il va sans   doute travailler dans les mines.



   Avec un camarade, il va s'évader à trois reprises et sera, à chaque fois, repris et sévèrement battu. Son ami tentera, avec succès, une quatrième évasion mais, à bout de force, Stepan ne le suivra pas ...

   Le 14 février 1944 il décède !


   Nataliya a déjà effectué de nombreuses recherches pour connaître le lieu d'inhumation de son oncle mais sans succès. Une base de données le note enterré à "Chausy" mais ce lieu est inconnu ... Néanmoins il pourrait s'agir d'un village dans les environs de Brüx (Most, aujourd'hui). Si un lecteur a une "piste" et même le moindre élément qu'il me contacte !

   J'ai conseillé à notre amie d'écrire au 
C.I.C.R. et à l' I.T.S.


   Si, comme Nataliya, vous souhaitez connaître un lieu de sépulture et tout autre renseignement sachez qu'il existe de nombreuses bases de données et notamment celles-ci :
- pour les citoyens de l'ancienne U.R.S.S. ;

- également pour la Russie ;
- pour l'Allemagne ;
- un site tchèque ;
- MémorialGenWeb ;
- Mémoire des Hommes ;
et bien d'autres ...
Info du 15/03/2013 : Les services administratifs de la ville de Most  ont répondu à Nataliya que Seestadt, de nombreux autres villages et leurs cimetières ont été détruits par l'exploitation minière dans les années 60/70 ... Les cendres des 18900 défunts du cimetière de la vieille ville ont été réunies sous ce monument.

17 février 2013

Les établissements médicaux rattachés au stalag

   Comme tous les autres stalags, le IV C dispose d'établissements sanitaires répartis ainsi :

Hôpitaux :
  • Bilin : 500 lits ;
  • Schönlinde : 100 lits.

    Dans certains cas des prisonniers étaient également transférés vers le lazarett d'Elsterhorst.
Infirmeries :
  • Aussig - Pokau : 100 lits ;
  • Böhmisch Leipa : 100 lits ;
  • Brüx (Reichbahn et Hydrierwerk) : 100 lits ;
  • Dux (station dentaire) ;
  • Hertine : ?
  • Johnsdorf : ?
  • Komotau : 100 lits ;
  • Oberleutensdorf (B.A.B.) : ?
  • Reichenberg : 100 lits ;
  • Triebschitz : ?
  • Wilsdorf : 100 lits ;
  • Wistritz : 100 lits.
  • Wistritz (station dentaire).
Jean DUBUT et des camarades au  Lazarett de Bilin (collection Dubut)

   Fin août 1944, environ 250 P.G. français (des prisonniers d'autres nationalités y sont aussi présents en grand nombre)  sont soignés dans ces établissements.      Ces hôpitaux et infirmeries sont dirigés par un médecin de la Wehrmacht assisté de médecins français et d'infirmiers également français mais parfois aussi belges ou polonais.

   Les installations de ces établissements de soins sont peu satisfaisantes et le matériel radiographique est insuffisant. La tuberculose représente la maladie la plus grave et ne sera pas dépistée de manière systématique ; les conséquences en seront lourdes puisque 50% environ de la mortalité lui est dû !

   Un document daté de 1944 nous donne quelques renseignements sur le Lazarett de Bilin et de personnels employés :

- Michel CHAUVET, mle 12 683, affecté dès 1942 au service radio puis depuis 1944 au laboratoire ;

- Pierre FAURE, mle 2 925, cuisinier, quatre dons de sang ;

- Jules LESAGE, mle 29  389, 43 ans, a donné quatre fois son sang depuis 1943,  a été chargé des maladies contagieuses ;

- Bernard MÉRAT, mle 4 124, deux dons de sang en 1944, soigne les tuberculeux ;

- Henri VIDAL, mle 53 058, depuis janvier 1944 à la radio ;

- André VITTE, mle 23 283, étudiant en médecine, affecté depuis 1943 au service de chirurgie. Décrit comme très dévoué et très consciencieux.

En août 1944, 50 nouveaux cas de tuberculose y sont soignés !

28 janvier 2013

Antonin MELLET


   En 1932 et 1933, Antonin MELLET effectue son service militaire au 109ème R.A.L.H. - 10ème batterie, de Poitiers.

   Le 27 août 1939, il rejoint le Centre Mobilisateur de Moulins puis, quelque temps plus tard, le 116ème Régiment d'Artillerie Lourde Hippomobile (R.A.L.H.) dans lequel il va occuper l'emploi de radio-télégraphiste.

   Vers la mi-juin 1940, l'armée française prend position aux abords de Travexin (Vosges) dans l'attente de l'ennemi mais
" ... les Allemands arrivent en force : panzers, auto-mitrailleuses, camions chargés de soldats. Au premier coup de fusil tiré par les Français, ils ont arrosé toute la forêt avec leurs mitrailleuses. Devant leur supériorité en nombre et en armes, nous n'avions pas d'autre solution que de prendre la fuite, cherchant un abri dans la forêt où nous avons passé plusieurs jours, dormant à la belle étoile, avant d'être fait prisonniers". (témoignage d'Edmond Schillinger : http://www.calixo.net/~knarf/guerre/passeurs/passeurs.htm) 
   

   Fait prisonnier, Antonin va devenir le matricule 3328 et rejoindre le stalag IV C, plus spécialement des kommandos  - dont au moins une ferme - situés près de Komotau (Chomutov) :
- Katharinaberg (Hora Svaté Kateriny) ;
- Schergau (Serchov) ;
- Gebirgsneudorf (Nova Ves v Horach).

Photo du 10 mai 1941 prise lors du "déménagement" de Katharinaberg
(Hora Svaté Kateřiny) vers Schergau (Šerchov). 
De gauche à droite debout : X, Antonin MELLET, André JOYAUX, Paul ALAVOINE, MORICAND, Marcel BOURRET et VERBIESE.
Accroupis de gauche à droite : Louis BOURIENNE, Jean COLOMBET
et deux autres P.G. à identifier. 



   Comme nombre de ses camarades de captivité Antonin MELLET souffrira de la faim et reviendra bien différent mais très peu loquace sur ces longues années passées hors de France ...

Malgré tout, il indiquera à sa famille que c'est à la fabrique de jouets en bois WalterR de Katharinaberg qu'il fût le mieux traité ! D'ailleurs, il avait envoyé à sa fille (née en 1940) un colis de quelques jouets dont ce jeu de dominos, précieusement conservé !



Devant la fabrique Walter ...
   Antonin fut libéré le 19 mai 1945.

   Jusqu'à sa mort, en 1995, il va vouer une très forte amitié à certains de ses compagnons d'infortune et plus particulièrement à :
- Marcel BOURRET de Bessines-sur-Gartempe ;
- Jean COLOMBET, Louis BOURRIENNE et Étienne BOSSY de Saint-Étienne ;
- Albert PORGIN de Dijon ;
- Camille MATHELIN de Tarare ;
- Paul ALAVOINE de Bruay-sur-Escaut.

A Schergau en février 1942

Mes très sincères remerciements à Pierre pour les nombreuses photos transmises.

Toutes les photos publiées sont sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0 FR


Un journal tchèque reprend partie de cet article :
http://mostecky.denik.cz/zpravy_region/diky-spolupraci-s-mosteckymi-historiky-maji-francouzsti-badatele-nove-dokumenty-20160217.html
 


Voir le diaporama "stalag IV C"
pour d'autres clichés

10 janvier 2013

Vincent KERGUIGNAS

   Vincent KERGUIGNAS voit le jour le 30 mars 1905 à Baud (Morbihan). Il deviendra cultivateur.

   Réserviste, il est mobilisé le 02 septembre 1939 par le Centre mobilisateur de Bourges puis incorporé au 5ème R.I.C.M.S. (Régiment d'Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais) qui va participer à la Campagne de France dès le 17 mai 1940.


   Le 23 juin 1940, le 1ère classe Vincent KERGUIGNAS est fait prisonnier à  Thuilley-aux-Groseilles (Meurthe-et-Moselle) après avoir combattu dignement puisqu'il sera cité à l'ordre de son régiment par acte n° 7 du 07/06/40.


   Transféré en Allemagne, le K.G. 63755 semble être d'abord passé par le stalag IV B puis le IV C où il va notamment travailler dans une ferme des Sudètes.




Vincent KERGUIGNAS (à gauche) et son camarade
.. TRIFFAUT de Labrosse-Santeau (45)
    Libéré par les Alliés le 07 mai 1945, il retrouve à son retour sa famille à Chilleurs-au-Bois (Loiret).


Photos et documents : collection P. Forteau que je remercie ! Toutes les photos publiées sont sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0 FR

Toute identification de personne(s) ou renseignements complémentaires sont les bienvenus !

24 décembre 2012

Noël 1941

   24 décembre 1941, l'année se termine !

   Pour les P.G. c'est déjà le troisième Noël loin des Leurs...

   Malgré tout, la vie s'est organisée dans les stalags et à Teplitz, comme dans les autres camps, les P.G. vont fêter Noël à leur manière.

   Dès 20h30, ils vont d'abord assister au spectacle du "Swing-concert" puis ils vont faire un festin avec les victuailles reçues dans les colis transmis par leurs familles.


   A minuit les croyants et beaucoup de non-croyants vont se rassembler devant la crèche puis assister à la messe célébrée par un prêtre, également prisonnier.



   Tous vont penser à leurs familles et à leur Patrie dans l'espoir d'un proche retour...
   Aucun n'imagine qu'il reste encore trois Noël à passer en captivité ...

Documents et photos : collections Ponroy (programme) et Morin (photo)